Sarnavo (mise en scène Jean Boillot)
pour 2 voix de femme, 13 musiciens et chœur d’acteurs
Sarnavo, , se présente sous la forme d’un triptyque sous-tendu par l’Odyssée d’Homère (sans que cela ne soit jamais exprimé clairement). Les 3 mouvements sont les suivants :
- Soap Opera
pour 1 chanteuse (soprano) et 3 clarinettes
Soap Opera traite, au travers d’une phrase empruntée à Francis Ponge, du départ, de la disparition, de l’usure et du ressac. On pourra peut-être penser la voix comme le chant des sirènes.
- Proverbs of Hell
1 chanteuse (soprano), 1 flûte, 1 clarinette, 1 alto, 1 violoncelle, 1 harpe,
2 percussions (formation qui renvoie aux Folksongs de Luciano Berio)
La musique porte des traces de musiques traditionnelles, de modes de jeu et de phrasés venus d’ailleurs (Europe de l’est, Orient, Japon/Gagaku), et questionne notre rapport au(x) rythme(s)…
Les textes seront des bribes extraites de The Marriage of Heaven and Hell de William Blake (1757-1827), en référence au voyage souterrain d’Ulysse.
- Chordial
1 clarinette solo
2 chanteuses et chœur d’acteurs
1 flûte, 2 clarinettes, 1 trompette, 2 trombones, 1 alto,
1 violoncelle, 1 contrebasse, 1 harpe, 2 percussions
Les mots, phrases, pensées… utilisés dans Chordial sont issus de textes qui ont été des rencontres fortes pour le compositeur. Ils sont comme des « lambeaux de mémoire » ; ce(ux) qui reste(nt), avec les possibles déformations des souvenirs ; comme Primo Levi enfermé tentant de se souvenir et de citer l’Enfer de Dante (justement le Chant d’Ulysse) et créant de nouvelles phrases à cause des ellipses… Ils seront souvent utilisés pour leur sonorité plutôt que pour leur sens. Leur «phonémisation » ou l’utilisation des syllabes de façon autonome (comme a pu le faire Georges Aperghis) pourra même faire apparaître d’autres significations, voire même des contre-sens…
Cette pièce a été jouée en 2003 à Poitiers, Paris (festival Extension du Domaine de la note), Lille et Marseille (Festival du GMEM)










































