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Collections de petites pièces ou 36 enfilades
Pour piano et magnétophone (4' 30'')

Jeux du hasard et de la détermination
Pour percussions, piano, électronique et bande (3' 12'')

Symphonie déchirée
Pour 17 instruments sonorisés et sons mémorisés (extrait 3')

Tautologies et Environs
Exploitation des Concepts n°4

Pour 14 instruments sonorisés et sons mémorisés (extrait 3')

 

DISCOGRAPHIE

Collection
L’Empreinte Digitale-Nocturne ED 13171
Collection Ars Nova
Enregistré dans les studios de La Muse en Circuit en 2003.
Michel Maurer, piano.
Françoise Rivalland, percussion.
www.nocturne.fr

 

VOIR AUSSI

Philippe Nahon
Les musiciens d'Ars Nova

 

LIENS

Luc Ferrari (site officiel)

 

Luc Ferrari © Arthur PéquinNé à Paris en 1929.
Il s’interroge sur cette première phrase ; d’abord 1929.
Il a écrit de nombreuses autobiographies dans lesquelles il falsifiait les dates. L’écriture le rend fou, il ne faut pas lui demander ça. Et comme il n’osait pas se rajeunir il se vieillissait. Il y a donc des tas de fausses dates qui courent, cela l’amusait à l’époque. Maintenant ça l’amuse beaucoup moins !
Ensuite, né à Paris. Il s’interroge : être né à Paris !
Il se demande ce qu’il aurait été s’il était né dans le petit village de son père, en Corse.
Il se demande ce qu’il aurait été s’il était né à Marseille, la ville de sa mère. Il se demande ce qu’il aurait été s’il était né en Italie, le pays de ses ancêtres.
Et pour cela, il n’a aucune réponse.

Depuis près de cinquante ans, Luc Ferrari navigue dans les eaux de la musique contemporaine. Il étudie le piano au conservatoire et autres écoles sous la direction d’Arthur Honegger et d’Olivier Messiaen, ses premières compositions datent de 1946. Il devient un pionnier de la musique concrète en participant à la création du Groupe de Recherche Musicale fondé par Pierre Schaeffer. Cette collaboration durera de 1958 à 1966. Ensemble ils enregistreront un certain nombre d’œuvre. C’est Hétérozygote (1963) de Luc Ferrari qui marquera la séparation avec Schaeffer et le Groupe de Recherche Musical.

Il va monter un premier studio : le studio Billing, en 1972. Puis, en 1982, il fonde l’association La Muse en Circuit, studio de composition électroacoustique et de création radiophonique dont il se sépare en 1994. En 1996, il construit son propre Home-studio qu’il nommera l’atelier Post-billing.

Compositeur iconoclaste, Luc Ferrari bouscule les certitudes, culbute les frontières et les interdits musicaux, oscille sans cesse entre les compositions instrumentales et les expériences électroacoustiques, une préoccupation pour les sons du quotidien, dans la lignée de John Cage. En 1967, avec la réalisation de son premier Presque Rien , il développe les concepts de musique anecdotique et de paysage sonore, qui influenceront plusieurs générations de compositeurs en Europe et aux Etats-Unis.

Depuis une dizaine d’année, grâce à des fans irréductibles comme John Zorn, Jim O’Rourke ou David Grubbs, il est devenu une figure tutélaire pour toute une génération de musiciens, notamment depuis le surgissement de la musique électronique, du rock déjanté de Chicago, ou des collages ambient. Les questionnements et les intérêts qui traversent son œuvre sont en effet voisins de ceux de cette jeune garde électronique qui revendique l’influence de ce musicien décalé.

La vie de Luc Ferrari s’éteint à Arezzo, Italie, le 22 août 2005.

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Extrait video : La Symphonie Déchirée (extrait)

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Photographies Arthur Péquin.